Que ce soit dans les recommandations santé de Luz de Maria (partagé dans le précédent article) ou dans les livres d’Anthony William (le « medium médical » bien connu aux US), l’ail croise ma route de façon récurrente depuis quelques mois! Zoom donc sur cet allié de santé incontournable et sur ce vermifuge naturel pour enfants qui ont les fesses qui grattent! 😅
Au sommaire
- Les molécules qui font de l’ail ce précieux allié de santé
- Les propriétés de l’ail pour la santé
- L’ail, ce vermifuge naturel (démonstration de prise rapide en vidéo)
- Des recettes pour accommoder l’ail cru
- Que faire si on le digère mal? Et pour l’haleine?!
1. Les molécules qui font de l’ail ce précieux allié de santé
Parmi les molécules contenues dans l’ail – et connues à ce jour (car on en découvrira certainement d’autres) – nous notons:
- une forte teneur en vitamine C, sous une forme très bioassimilable puisque dans son contexte naturel d’enzymes, fibres et autres vitamines et minéraux, et on sait que la vitamine C est un booster d’immunité et de santé en général
- la présence d’allicine, un composé soufré qui a la propriété de purifier le sang, réduire le cholestérol, aider à faire baisser la pression artérielle et éliminer les toxines & polluants de l’organisme
Ces 2 composés, ainsi que les autres vitamines (B6 notamment) et minéraux (sélénium, calcium, fer) et d’autres éléments probablement non découverts à ce jour, sont des pistes pour expliquer les nombreuses propriétés de l’ail sur la santé. Car dans ce domaine comme ailleurs, l’expérience empirique précède de plusieurs millénaires l’explication rationnelle!
Rappelons-nous que nos aïeux prenaient un traitement vermifuge préventif 2 fois par an, aux changements de saison (printemps et automne), et dans l’année, ponctuellement, si besoin!
Zoom sur quelques-unes de ces propriétés connues depuis si longtemps.
2. Les propriétés de l’ail pour la santé
Elles sont très nombreuses mais les voici pêle-mêle: détoxifiant, antiviral, antibactérien, antifongique et anti-moisissure, anti-cholestérol, anti-métaux lourds, vermifuge et antiparasitaire, stimulant de la thyroïde et du système immunitaire… entre autres!
Détoxifiant
Les molécules soufrées auraient la propriété de chasser les toxines de l’organisme. On retrouve cela dans le pdf des conseils santé de Luz de Maria, à télécharger gratuitement dans cet article).
Son action s’élargiraient aux métaux lourds de l’intestin, information issue du livre d’Anthony William alias Medical Medium Les aliments qui vont transformer votre vie. L’image ci-contre provient d’ailleurs du compte Instagram (anglophone) de Medical Medium.
Il y conseille, pour un adulte, 1 gousse crue par jour, ou plus.
Antiviral et antibactérien (antibiotique)
Caractéristique précieuse de nos jours, l’ail est un antibiotique naturel: il tue les bactéries pathogènes et neutralise même les virus!
Pour ceux qui s’inquiètent qu’il puisse « tuer les bonnes bactéries » de leur intestin, sachez que c’est a priori un mythe… L’ail s’attaque en effet aux bactéries de charge électrique positive (qui n’a rien à voir avec la classification Gram + ou Gram – , note pour les scientifiques 😁), or les bactéries bénéfiques sont de charge négative. Elles restent donc intactes! 💪
Cela mériterait une expérimentation scientifique pour valider cela. J’avoue, je n’ai pas cherché si une telle expérience existe. Mon expérience en lactofermentation suffit pour me convaincre: j’ai pu obtenir de l’ail lactofermenté (bocal 100% ail) sans aucun problème. Cela n’aurait pas pu être le cas si l’ail avait détruit les « bonnes bactéries », justement celles qui sont responsables de la fermentation lactique… CQFD! L’ail détruit seulement les bactéries indésirables.
Parfait donc pour les rhumes, les angines, les grippes, les pneumonies, les sinusites et autres infections, sans oublier pour prévenir les cancers liées aux virus, soulager les proliférations anormales dans l’intestin (SIBO) et j’en passe! 👌
Antifongique, anti-moisissures (donc anti-candidose)
Les méthodes de détection ayant beaucoup progressé ces dernières décennies, le diagnostic de candidose a prodigieusement augmenté en parallèle, de façon synchrone (petite critique ouverte vis à vis des modes qui suivent les avancées technologiques 😁).
Il est néanmoins certain que, ayant une alimentation de plus en plus transformée (donc qui laisse des résidus après digestion) ET une exposition importante aux polluants et antibiotiques chimiques, les champignons et les moisissures ont tout le loisir de pulluler dans notre intestin.
Quelque part, il est inutile de leur en vouloir, à ces champignons et à ces moisissures! Ils ne font que transformer les déchets qui sont là. Ce faisant, ils participent même à nous en débarrasser! Ils tentent de nous rendre service en somme 😇… (A prendre avec humour, je sais que les dysbioses de l’intestin sont difficiles à vivre)
Bref, l’ail (cru) sera votre allié dans ce domaine, encore une fois.
Stimulant du système immunitaire et de la thyroïde
Probablement par action de la vitamine C, un booster bien connu de l’immunité, et en synergie avec l’allicine, l’ail saura vous donner un coup de fouet en cas d’attaque virale ou microbienne, ou en cas de petite défaillance immunitaire.
💡 D’ailleurs à ce propos, saviez-vous que les femmes ont tous les mois une baisse d’immunité pendant l’ovulation et pendant leurs menstruations? Ceci parce que l’organisme consacre de l’énergie à protéger la zone génitale pendant ces phases-clés… 💡
Mais, pour revenir à nos moutons, son action sur la thyroïde est moins connue. Elle apparaît néanmoins dans les 2 sources que je cite depuis le début, notamment dans le pdf de Luz de Maria où il est écrit que l’ail « contribue au bon fonctionnement de la glande thyroïde pour soutenir le métabolisme de base ».
Anthony William, Medical Medium, en parle également – mais indirectement – dans son livre sur les aliments (référence déjà donnée), puisqu’il conseille l’ail en cas de nodules thyroïdiens, ou de cancer de la thyroïde.
3. L’ail, ce vermifuge naturel pour enfants (et adultes!)
C’est une propriété qui ne manquera pas d’intéresser les parents de jeunes enfants aux fesses qui grattent 😆!
Et ils sont nombreux à se les gratter, puisque quasiment tous les enfants en ont à un moment ou à un autre. (NB: ces petits vers proviennent de la terre et finissent dans l’intestin par l’intermédiaire des petites mains qui tambouillent de partout sans forcément passer par la case « lavage » avant d’arriver à la bouche.)
Le symptôme caractéristique qui peut énerver le parent fatigué est l’appel de l’enfant peu après le coucher pour démangeaisons intempestives, ou grande agitation ne permettant pas de trouver le sommeil. 😅
Comment prendre l’ail cru?
Lorsqu’il faut agir rapidement, je recommande de prendre 1/2 gousse d’ail (1 entière pour un adulte) découpée en petits morceaux dans une cuillère à café et de l’avaler avec de l’eau (ou du miel), pendant 2 soirs consécutifs, 3 pour être tranquille.
C’est la technique que préfère mon fils et qu’il me réclame à 21h quand il ne peut pas dormir à cause des démangeaisons, car il sait qu’elle est efficace en 15 min. Voici une démonstration de cette prise, en vidéo 👇
NB: si votre enfant ne veut ou ne peut pas avaler les petits morceaux, testez les recettes proposées dans la suite de l’article!
Point de vigilance
L’ail est un vermifuge efficace sur les oxyures, il agit souvent en 15 minutes, toutefois il n’est parfois pas suffisant:
- s’il y a une infestation massive
- s’il y a d’autres parasites
Dans ce cas, le mieux est d’en parler à votre médecin traitant qui vous prescrira un produit plus puissant. Il pourra également vous orienter, si nécessaire, vers un spécialiste en parasitologie. Ce dernier sera à même de diagnostiquer quels parasites sont présents et comment les traiter.
Alternative & complément au traitement
Les graines de courge (entières ou réduites en poudre) sont un excellent vermifuge naturel, à saupoudrer sur des plats!
Elles sont à prendre en cure d’une semaine conjointement à l’ail, ou de temps en temps tout au long de l’année, sans dépasser toutefois 2 cuillères à soupe par personne et par jour (source, c’est lié à la présence importante de fibres, et l’excès n’est de toute façon jamais bon 😉)
4. Des recettes pour accommoder l’ail cru
Versions rapides et minimalistes
Lorsqu’on est pressé (et pas trop difficile 😁), on peut utiliser une de ces méthodes plutôt minimalistes:
- couper 1/2 gousse d’ail en petits morceaux et les avaler avec de l’eau comme s’il s’agissait de gélules (mon petit y arrive, si si) OU
- écraser une banane et glisser l’ail écrasé au presse-ail ou découpé en morceaux dedans OU
- même technique avec un demi-avocat (cela ressemblera à du guacamole!) OU
- même technique avec une pomme de terre cuite
Versions plus abouties
Les plus gourmets (et patients) pourront se régaler:
- d’un houmous (tapez le nom sur internet pour trouver la recette exacte 😉)
- d’une tapenade (idem)
- d’une salade variée relevée avec une gousse d’ail passée au presse-ail
- d’une soupe ou d’un bon velouté (dans ce cas, ajoutez 1 ou 2 gousses d’ail juste avant de mixer)
5. Que faire si on digère mal l’ail cru? Et pour l’haleine?
Des pistes pour mieux digérer l’ail cru…
Je vais vous parler ici de mon expérience: je digérais en effet très mal l’ail cru, pendant des années. Mais j’ai constaté qu’en agissant sur ma fonction digestive au naturel (cure ponctuelle de jus de céleri à l’extracteur, complémentation en vitamine B12, zinc, magnésium… tous sous des formes très assimilables, ou encore suppression momentanée des aliments difficiles à digérer comme le lactose), je tolérais beaucoup mieux l’ail cru!
Ajoutez à cela une accoutumance progressive, par ajout de petites quantités de ci de là, et me voilà aujourd’hui à pouvoir très bien tolérer l’ail cru! Il existe néanmoins généralement une dose – à déterminer par l’expérience, pour votre cas personnel – qui pourra passer sans problème et au-delà de laquelle, l’ail serait gênant. A vous de voir donc! 🧐
Sinon, une autre façon de s’habituer à l’ail est de le consommer lactofermenté. Cette transformation sans chaleur donne un produit qu’on ne peut classer ni comme un produit cru, ni comme un produit cuit. C’est en effet l’acidité naturelle apparue pendant la lactofermentation qui va comme « cuire » les aliments.
Le goût qui en résulte est alors tout à fait délicieux et singulier. L’ail est d’ailleurs, pour cette raison, parmi mes denrées fétiches, que j’adore lactofermenter!
Pour apprendre à lactofermenter vous aussi, je vous guide pas à pas dans cette formation en ligne dédiée à la lactofermentation.
Se lancer dans la fermentation!
… et pour améliorer son haleine
La précaution première sera d’envisager de manger l’ail plutôt le soir, afin de ne pas en faire profiter ses collègues de travail! 😂 Le temps et la nuit feront ainsi son œuvre, et l’haleine du matin sera plus fraîche, enfin moins chargée en ail, que celle qui suit le repas! 😅
Une autre solution est d’avoir recours à une pastille à la menthe, ou à une huile essentielle de menthe des champs (moins forte que la menthe poivrée), qu’on lapera sur le dos de sa main. L’huile essentielle est en effet un vrai concentré de molécules aromatiques, et en mettre 1 goutte dans sa bouche serait déjà trop!
Et sinon?
A défaut, si vraiment l’ail n’est pas votre ami, il reste la solution (déjà mentionnée plus tôt) des graines de courge (entières ou réduites en poudre), à saupoudrer sur des plats! 👍
Le psyllium peut également être intéressant, mais attention à le consommer avec 20 fois son volume d’eau! ⚠️ Ce tégument s’entoure d’eau pour former un gel – propriété très appréciée en cuisine moderne, et en CRUsine notamment – qui a la propriété de faire « se décrocher » les parasites. Et ça marche! Plus d’infos à ce sujet sur psyllium.fr
Enfin, le dernier recours qui me vient à l’esprit serait l’argile verte. J’ai consacré un article entier au sujet, mais là aussi, attention, elle ne convient pas à tout le monde, je pense aux terrains constipés en particulier.
Servez-vous de votre intuition et de votre intelligence la plus haute pour faire le bon choix dans votre situation, ou venez en séance de coaching santé naturelle!





